Qu'est-ce que la chance en entreprise ?
« Il a de la chance. » On le dit souvent d’un collègue qui décroche le bon projet, ou d’un dirigeant qui tombe sur la bonne opportunité au bon moment. Sous-entendu : le hasard a bien fait les choses pour lui.
Sauf que dans la plupart des cas, il n’y a pas eu de hasard. Il y a eu une préparation, en amont, que personne n’a vue.
La chance, un alignement plus qu'un événement
La chance se manifeste quand une préparation intérieure rencontre une opportunité extérieure. Retirez la préparation, et l’opportunité passe inaperçue. Retirez l’opportunité, et la préparation reste sans effet.
Une entreprise « chanceuse » n’a généralement pas eu plus d’occasions que les autres. Elle a mis ses équipes en condition de les reconnaître, et de les saisir, quand elles se sont présentées. C’est exactement le principe développé dans le livre Osez la Chance.
Ce que font, concrètement, les équipes qui "ont de la chance"
Rien de mystique là-dedans. Juste quelques réflexes, répétés dans le temps :
- Prendre la parole et proposer, sans attendre une validation
- Considérer un échec comme un point de départ, pas comme une fin
- Aller chercher des connexions en dehors de son périmètre habituel
- Faire le premier pas, même imparfait, plutôt que d’attendre le moment idéal
Aucun de ces réflexes n’est inné. Tous s’entraînent, à l’échelle d’une personne comme à l’échelle d’une équipe entière.
Faire d'un pépin une pépite
Un imprévu est presque toujours vécu comme une perte de temps. Un contretemps à subir, puis à oublier.
Les équipes qui progressent le plus vite font autrement : elles se demandent systématiquement ce que cet imprévu peut révéler. Un client mécontent devient une piste d’amélioration produit. Un projet annulé libère du temps pour une initiative plus prometteuse ailleurs.
Ce n’est pas de la pensée positive. C’est un réflexe qu’on peut installer, méthodiquement.
Le vrai frein est souvent intérieur
On pense spontanément que ce qui bloque une équipe vient de l’extérieur : le marché, la concurrence, un contexte compliqué. Dans les faits, le frein le plus fréquent est une petite voix intérieure qui pousse à ne pas essayer, à attendre d’être « prêt », à minimiser ce qu’on sait déjà faire.
À l’échelle collective, cette voix devient une prudence excessive qui freine toute l’équipe, sans que personne ne la nomme vraiment. Apprendre à la repérer, individuellement et collectivement, change souvent plus de choses qu’un nouvel objectif ou un nouveau process.
Foire aux questions
La chance en entreprise, ça s’apprend vraiment ?
Oui. C’est un ensemble de comportements (prise d’initiative, réseau, rapport à l’échec) qui se travaillent avec de la pratique, pas une qualité qu’on a ou qu’on n’a pas.
Quelle différence entre la chance et l’opportunisme ?
L’opportunisme profite d’une situation sans préparation ni valeur ajoutée derrière. La chance, telle qu’on l’entend ici, repose sur une préparation réelle qui permet de reconnaître une opportunité légitime et d’en tirer quelque chose de solide.
Comment installer cette culture dans une équipe ?
En valorisant l’initiative autant que le résultat, en traitant les échecs comme des points de départ, et en donnant régulièrement aux collaborateurs l’occasion de sortir de leur périmètre habituel.
D’où vient le concept « Osez la Chance » ?
Du livre et de la conférence Osez la Chance de David Chamard, conférencier et docteur en motivation, qui accompagne les entreprises souhaitant redonner à leurs équipes l’envie de passer à l’action.
